En attendant Gudule
Création en cours !

Création au Théâtre de l’Ancre (Charleroi) du 28/10 au 1/11 2014
Au Théâtre Océan Nord du 11/11 au 22/11 2014

“Tous, partout, toujours, nous passons notre vie à attendre, de nous, des autres, du monde, du sort,
jusqu’au jour où nous attendons la mort...”

“En attendant Gudule” explore l’attente, état d’impuissance et de dépendance, situation de transit vers un changement dont on ignore la fin. Au milieu surgissent les actes que l’homme - être “créatif” au de- meurant - pose pour combler, en attendant...

Dans “Les Amantes” et “Les Poissons rouges”, Virginie Strub faisait déjà mouche. Avec “En attendant Gudule” sa quête sur le langage franchit un cap : sur scène, aucun son ne sort de la bouche des comédiens, et pourtant, ils parlent ! Menés par un perfectionnisme corporel sans faille le texte peut disparaître. Ne reste alors plus qu’un espace blanc, un terrain à investir, où les spectateurs libres de reconstituer « la part manquante », peuvent projeter leur vécu, leur imaginaire, leurs « voix dans la tête ».

“En attendant Gudule” est une partition singulière, absurde et drôle, une symphonie théâtrale sur les absences et les non-dits, sur notre existence vouée à « combler le vide » et à inventer du sens. Partie de ce leitmotiv – “Tout ce qui ne peut pas se dire ne peut pas se taire” – “En attendant Gudule” a des chances de se faire entendre.

“Pour moi, la parole est d’abord un enchaînement et une composition de sons, avec leurs énergies, rythmes, respirations, tonalités et accentuations spécifiques à l’émotion et au sous-texte qui précèdent et accompagnent les mots. Même lorsqu’il est écrit, le langage des mots a une musicalité lorsqu’il devient parlé, cette musicalité s’adjoint d’une autre, celle de l’intention et de l’affect de celui qui parle. Cela est particulièrement au- dible lorsque celui qui parle est soumis à une émotion forte, ou lorsqu’il cherche à convaincre par exemple : il ne parle plus, il “slame”, il com- pose et joue avec des choix d’appuis et de silences, de répétitions de termes ou consonances, d’harmonie ou de dissonances, de saccades ou de fluidité.”
Virginie Strub

Equipe

Mise en scène et écriture Virginie Strub Assistanat Anne Festraets et Jean-Marc Amé Interprétation Cyril Briant, François Delcambre, Alessandro de Pascale-Kriloff, Jessica Gazon, Ingrid Heiderscheidt, Christophe Lambert, François Sauveur, Viviane Thiébaud Scénographie Christophe Wullus Lumière et régie Pier Gallen Costumes Claire Farah Son Iannis Héaulme

  • Alice Piemme
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